Archive for Péripéties d’un chiffon

Tapis de bain

Tapis de bain

Après plusieurs années de stagnation, j’ai enfin trouvé quoi faire avec les vieux t-shirts que j’accumulais. J’avais essayé de faire un tapis tressé mais sans grand succès. C’était long et fastidieux à coudre et difficile à faire en sorte qu’il reste à plat. J’avais donc complètement abandonné l’idée. J’ai finalement eu un éclair d’inspiration en fouinant dans les vielles aiguilles à tricoter de ma mère. J’y ai trouvé une paire de grosses aiguilles de 7 mm de diamètre et je me suis dit, mais pourquoi je le tricoterais pas ce tapis tant voulu? Finalement, les aiguilles qui m’ont inspiré étaient trop courtes mais, ma mère étant une ressource inépuisable en matière de tricot, j’ai heureusement trouvé une paire d’aiguilles circulaire de même diamètre.

En le tricotant, j’ai décidé que ce ne serait pas un tapis pour la porte d’entrée mais bien un tapis de bain. J’en ai vraiment assez des tapis de bain standards en matière synthétique qui laisse du caoutchouc (sûrement synthétique) collé au plancher après seulement quelques années. J’aurais pu acheter un joli tapis de bain en coton biologique à 50$ mais franchement c’est bien plus gratifiant de le faire moi-même. De plus, j’ai pu le faire exactement de la grandeur idéale, notre salle de bain étant petite. C’est également meilleur pour l’environnement et meilleur pour mon porte-feuille, mais c’est surtout le faire moi-même qui m’allume. Aussi, il faut bien que je trouve quoi faire avec tous ces t-shirts qui s’accumulent! Je prévois donc faire un tapis pour la porte d’entrée avec le reste.

Si vous êtes curieux, voici le tutoriel qui m’a aidé à faire mon tapis : http://www.thriftybelow.com/t-shirt-yarn-tutorial/

Comme je n’avais que très peu de t-shirts sans couture sur les côtés, j’ai dû essayer plusieurs méthodes avant de trouver la bonne. J’ai fais comme si les coutures n’existait pas mais ce n’était pas très joli. J’ai essayé de découper le tissus en zig-zag mais c’était encore pire. Finalement, la méthode que j’ai retenue est de découper les bandes de tissus le plus long possible et de les joindre ensemble en utilisant la technique décrite dans le tutoriel ci-haut. Ce n’est pas parfait, mais c’est la technique qui je trouve est la plus discrète. Cette technique a également l’avantage de permettre d’utiliser les manches des t-shirts.

Il est à noter que j’utilise seulement des t-shirts usés, troués ou tachés. Les t-shirts qui sont encore en bon état, je les donne à un organisme qui les trie. J’ai été sidérée d’apprendre que des gens utilisent des t-shirts neufs pour ce genre de projet!

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Péripéties d’un chiffon

Voici venu le moment de faire une pause dans la série sur les plastiques!

Parlons maintenant de chiffons, guenilles, torchons ou tout autre terme à votre convenance.

Élément déclencheur : Au mois de février. en faisant du ménage, je suis tombée sur un sac plein de vieux bas troués et de vieilles débarbouillettes plus du tout utilisables.

Première pensée : C’est plus bon, alors ça va à la poubelle.

Deuxième pensée : Ouin, ça me tente pas de jeter tout ça… est-ce que je suis obligée?

Là, vous vous dites certainement que je vais vous dire que la réponse est non, il ne faut pas jeter cela blablabla blablabla. Mais c’est beaucoup plus compliqué que ça en réalité.

Premièrement, j’ai fait des guenilles avec environ la moitié des bas, l’autre moitié étant dans un tissus que je trouvais bof pour faire des guenilles. Si vous êtes patients, vous pouvez aussi en faire des animaux en peluche. Ensuite, j’ai foutu les retailles de bas, le restant des bas et les débarbouillettes (vraiment trop usées pour faire des guenilles) dans un sac en me disant : « Il faut que je trouve quoi faire avec ça! ».

Ce qui est devenu ma mission.

Bon, premièrement, j’ai cherché sur internet. Ça n’a pas été très fructueux. La seule piste que j’ai trouvée, qui s’est avérée infructueuse, est un document PDF (2,2 Mo) destiné aux enfants qui explique de ne pas jeter notre vieux linge. Il était bien sûr mention de donner nos vêtements encore portables à des organismes qui les collectent, mais il y avait aussi, et c’est ça qui m’a intéressée, un passage où il était mention que les vieux vêtements troués ou tachés pouvait aussi être récupéré  :

Par exemple, on peut transformer le vieux linge en languettes de patin, en tapis d’’automobile, en feutre pour les bottes, en vadrouille (moppe) et même en papier monnaie. Ce n’’est pas de la magie, c’est ce qu’’on appelle le RECYCLAGE des tissus!

Je me suis dit : « Ah! j’avais raison, je le savais qu’il fallait pas les jeter! » Puis j’ai contacté l’organisme en question et j’ai déchanté. Ils ne pouvaient rien faire pour moi.

J’étais, par contre, encore plus convaincue qu’il existait une deuxième vie à mon sac de tissus. Mais malgré ma détermination et mes recherches sur internet, je n’ai pas trouvé d’autre piste.

J’ai donc oublié mon sac dans un coin en y pensant plus trop trop. Jusqu’à ce que je vois une reprise d’un épisode de La vie en vert au mois d’avril. C’était l’épisode sur le ménage du garage et ils ont expliqué que les vêtements trop usés allaient être envoyés à un « récupérateur ». L’idée étant de s’assurer que l’organisme ou la friperie où nous allons porter nos vêtements vont refiler les vêtements trop usés à un « récupérateur ».

Là, vous vous demandez sûrement qu’est-ce qu’un récupérateur, eh bien moi aussi je me le demandais! J’ai donc cherché sur le site web de La vie en vert et j’ai trouvé la route des vêtements usagés. J’y ai appris que Certex est un de ces récupérateurs et que ce qu’ils font se résume à ceci :

  • 45% des vêtements triés seront exportés, principalement vers des pays africains
  • 20% des vêtements traités par Certex servent à produire des chiffons .
  • un autre 20% servira à produire des fibres textiles qui serviront, par exemple, à la fabrication de sous-tapis.
  • Seulement 15% des morceaux de vêtements récupérés par Certex finissent au site d’enfouissement.

Bon, c’est beau tout ça, le seul problème c’est qu’on ne peut pas donner directement notre tissus à Certex. Je me suis informée par courriel et ils ne peuvent pas non plus me dire la liste des organismes ou compagnies qui font affaire avec eux.

Donc, on fait quoi? Eh bien j’ai demandé à ma friperie ce qu’ils faisaient avec les vêtements qui étaient trop usés pour être vendus et la dame m’a gentiment expliqué qu’ils étaient envoyés dans les pays chauds pour les pauvres.

Bon, c’est bien beau tout ça, mais ça ne règle pas mon problème, qu’est-ce que vous voulez qu’un pauvre du tiers-monde fasse avec mes retailles de tissus? De toutes façon, je suis certaine que si je donne mes retailles de tissus ou autres vieux chiffons tout troués, ils vont les jeter à la poubelle, et je ne serai pas plus avancée!

Je veux seulement que mes retailles de tissus servent à faire des sous-tapis et des chiffons neufs, me semble que c’est pas compliqué! Mais bon, pour l’instant les péripéties d’un chiffon s’arrêtent ici car je n’ai pas de solution.

J’espère pouvoir écrire une fin heureuse à mon histoire… à suivre.

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