Archive for mai, 2009

Péripéties d’un chiffon

Voici venu le moment de faire une pause dans la série sur les plastiques!

Parlons maintenant de chiffons, guenilles, torchons ou tout autre terme à votre convenance.

Élément déclencheur : Au mois de février. en faisant du ménage, je suis tombée sur un sac plein de vieux bas troués et de vieilles débarbouillettes plus du tout utilisables.

Première pensée : C’est plus bon, alors ça va à la poubelle.

Deuxième pensée : Ouin, ça me tente pas de jeter tout ça… est-ce que je suis obligée?

Là, vous vous dites certainement que je vais vous dire que la réponse est non, il ne faut pas jeter cela blablabla blablabla. Mais c’est beaucoup plus compliqué que ça en réalité.

Premièrement, j’ai fait des guenilles avec environ la moitié des bas, l’autre moitié étant dans un tissus que je trouvais bof pour faire des guenilles. Si vous êtes patients, vous pouvez aussi en faire des animaux en peluche. Ensuite, j’ai foutu les retailles de bas, le restant des bas et les débarbouillettes (vraiment trop usées pour faire des guenilles) dans un sac en me disant : « Il faut que je trouve quoi faire avec ça! ».

Ce qui est devenu ma mission.

Bon, premièrement, j’ai cherché sur internet. Ça n’a pas été très fructueux. La seule piste que j’ai trouvée, qui s’est avérée infructueuse, est un document PDF (2,2 Mo) destiné aux enfants qui explique de ne pas jeter notre vieux linge. Il était bien sûr mention de donner nos vêtements encore portables à des organismes qui les collectent, mais il y avait aussi, et c’est ça qui m’a intéressée, un passage où il était mention que les vieux vêtements troués ou tachés pouvait aussi être récupéré  :

Par exemple, on peut transformer le vieux linge en languettes de patin, en tapis d’’automobile, en feutre pour les bottes, en vadrouille (moppe) et même en papier monnaie. Ce n’’est pas de la magie, c’est ce qu’’on appelle le RECYCLAGE des tissus!

Je me suis dit : « Ah! j’avais raison, je le savais qu’il fallait pas les jeter! » Puis j’ai contacté l’organisme en question et j’ai déchanté. Ils ne pouvaient rien faire pour moi.

J’étais, par contre, encore plus convaincue qu’il existait une deuxième vie à mon sac de tissus. Mais malgré ma détermination et mes recherches sur internet, je n’ai pas trouvé d’autre piste.

J’ai donc oublié mon sac dans un coin en y pensant plus trop trop. Jusqu’à ce que je vois une reprise d’un épisode de La vie en vert au mois d’avril. C’était l’épisode sur le ménage du garage et ils ont expliqué que les vêtements trop usés allaient être envoyés à un « récupérateur ». L’idée étant de s’assurer que l’organisme ou la friperie où nous allons porter nos vêtements vont refiler les vêtements trop usés à un « récupérateur ».

Là, vous vous demandez sûrement qu’est-ce qu’un récupérateur, eh bien moi aussi je me le demandais! J’ai donc cherché sur le site web de La vie en vert et j’ai trouvé la route des vêtements usagés. J’y ai appris que Certex est un de ces récupérateurs et que ce qu’ils font se résume à ceci :

  • 45% des vêtements triés seront exportés, principalement vers des pays africains
  • 20% des vêtements traités par Certex servent à produire des chiffons .
  • un autre 20% servira à produire des fibres textiles qui serviront, par exemple, à la fabrication de sous-tapis.
  • Seulement 15% des morceaux de vêtements récupérés par Certex finissent au site d’enfouissement.

Bon, c’est beau tout ça, le seul problème c’est qu’on ne peut pas donner directement notre tissus à Certex. Je me suis informée par courriel et ils ne peuvent pas non plus me dire la liste des organismes ou compagnies qui font affaire avec eux.

Donc, on fait quoi? Eh bien j’ai demandé à ma friperie ce qu’ils faisaient avec les vêtements qui étaient trop usés pour être vendus et la dame m’a gentiment expliqué qu’ils étaient envoyés dans les pays chauds pour les pauvres.

Bon, c’est bien beau tout ça, mais ça ne règle pas mon problème, qu’est-ce que vous voulez qu’un pauvre du tiers-monde fasse avec mes retailles de tissus? De toutes façon, je suis certaine que si je donne mes retailles de tissus ou autres vieux chiffons tout troués, ils vont les jeter à la poubelle, et je ne serai pas plus avancée!

Je veux seulement que mes retailles de tissus servent à faire des sous-tapis et des chiffons neufs, me semble que c’est pas compliqué! Mais bon, pour l’instant les péripéties d’un chiffon s’arrêtent ici car je n’ai pas de solution.

J’espère pouvoir écrire une fin heureuse à mon histoire… à suivre.

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Guide des plastiques partie 4 – Le PETE la suite

Bon, maintenant que j’ai enfin un appareil photo avec piles chargées, voici les résultats de ma chasse au trésor dans ma salle de bain. Si vous n’avez pas lu la première partie, vous devriez!

PETE

Tout d’abord, voici les produits clairement identifiés comme étant du PETE.

Contenants en PETE

  1. Deux contenants de la compagnie le Naturiste. Disons que ce n’est vraiment pas compliqué de trouver d’autres marques et ça risque même d’être moins cher.
  2. Du sirop contre la toux. Bon, là, j’avoue, ça va être difficile parce que tous ces sirops sont vendus dans des boîtes de carton. Impossible de savoir la sorte de plastique avant de l’avoir payé et déballé. Maintenant, pour ce qui est de l’absorption de produits chimiques, disons que ma consommation annuelle de sirop est assez petite merci alors je ne crois pas que ce soit cette source là la plus préoccupante.

Maintenant voici les petits nouveaux, ceux dont j’ai su qu’ils étaient en PETE en contactant directement la compagnie qui le vend.

Contenants non-identifiés

  1. Le rince-bouche. Bon lui c’est décourageant parce que ça m’a pris je ne sais pas combien de temps trouver un rince-bouche sans alcool, sans antibactérien, sans colorant et sans fluorure. Mais bon, c’est pas comme si on l’avalait, on ne doit pas trop absorber de trioxyde d’antimoine avec un rince-bouche!
  2. Un autre sirop contre la toux. Décidément, ils les font tous en PETE!

Comme j’ai fait l’exercice de contacter toutes les compagnies dont les produits sont présentés ici et dans mon dernier article, je pensais vous faire part de leur réponses ainsi que la manière de les contacter si vous aussi vous voulez leur part de votre opinion. Par contre, je n’ai pas encore trouvé la méthode idéale, j’ai pensé à un tableau résumé, mais je n’ai vraiment aucune idée comment tout résumer l’information que j’ai accumulée dans un tableau. Toujours est-il que pour l’instant mon plan est de mettre ce tableau évolutif dans une page à part pour faciliter l’accès. C’est donc à suivre!

Bientôt, pour la suite du guide des plastiques : le PVC ou le plastique numéro 3.

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